Depuis le début des hostilités, en février 2022, les autorités russes déportent des enfants ukrainiens depuis des zones qu'elles contrôlent en Ukraine vers la Russie. Et ce, alors que le droit international interdit l'évacuation d'enfants durant des conflits armés, à de très rares exceptions liées à leur santé ou à leur sécurité, rappelle la Commission d'enquête de l'ONU sur le conflit. A ce propos, la vice-première ministre ukrainienne Irina Véréchtchouk a lancé un appel aux Russes à ne pas adopter des enfants qui ont été enlevés et déportés d'Ukraine, annonce l'agence Reuters. "La Russie ne se contente pas de tuer ou de blesser nos enfants. Elle les enlève pour les déporter", a déclaré de son côté Daria Gerasymchuk, conseillère chargée des Droits de l'enfant auprès du président Volodymyr Zelensky, qui se bat depuis des mois pour tenter de retrouver la trace des innombrables mineurs ukrainiens transférés de force dans le pays voisin.
Rappelons que le président russe, Vladimir Poutine et la commissaire russe aux droits de l’enfant, Maria Lvova-Belova, font l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI, suspectés de crimes de guerre pour la déportation d’enfants ukrainiens vers la Russie. Il y a "des motifs raisonnables de croire que Vladimir Poutine est personnellement responsable de ces crimes", estiment les juges à La Haye. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a condamné les enlèvements d'enfants en Ukraine par la Russie depuis le début du conflit. Elle a par ailleurs annoncé l'organisation d'une conférence par l'Union européenne, la Pologne et l'Ukraine pour "que toutes les mesures soient prises" afin de retrouver les enfants déportés et de les reconduire dans leur pays.
De son côté, le chef de l'AIEA, Rafael Grossi, a affirmé mercredi "essayer" de trouver un compromis entre Moscou et Kiev pour sécuriser la centrale nucléaire de Zaporijjia en Ukraine, près de laquelle il a déploré une "hausse de l'activité militaire". M. Grossi s'est exprimé lors d'une visite mercredi sur le site de cette centrale nucléaire occupée par les troupes russes dans le Sud de l'Ukraine, et pour laquelle la Russie a invité la presse dont l'AFP. "J'essaie de préparer et de proposer des mesures réalistes qui seront approuvées par toutes les parties", a déclaré M. Grossi en précisant que ce compromis concernerait la centrale en elle-même et non plus seulement une zone de sécurité autour de celle-ci, sur laquelle portaient jusque-là les négociations, infructueuses. "Il faut éviter une catastrophe", a-t-il ajouté, regrettant que "l'activité militaire est à la hausse dans toute cette région" avec notamment une "augmentation significative du nombre de soldats". "L'idée est de s'entendre sur certains principes, certains engagements, dont ne pas attaquer la centrale", a poursuivi M. Grossi, qui a une nouvelle fois appelé à ne pas entreposer d'armes et d'équipements militaires lourds sur le site, occupé par Moscou depuis mars 2022.
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