Podcast en français
Taille du texte
Radio nationale bulgare © 2026 Tous droits réservés

Le batteur Borislav Petrov présente son nouvel album „Jazzanitza“

Photo: Archives personales

Borislav Petrov est connu des fans de jazz pour avoir fait partie de toute une pléiade de formations pop et jazz. Cette fois-ci il se révèle au public avec un projet d’auteur. Le groupe avec lequel il a enregistré porte le nom fantaisiste Jazzanitza, nom qu’il a donné aussi à l’album. Etrange, fantaisiste, farfelu, pourtant une chose est sûre, la musique derrière c’est de la bonne musique.

« Je suis un batteur de jazz, un des premiers à avoir terminé ses études de jazzman en Hollande, dit Borislav Petrov. Mes professeurs étaient Américains, la plupart venaient de New York, donc j’ai été à la meilleure école de batteurs de jazz qui soit. Je me suis collé au jazz du temps où je faisais partie du groupe Brainstorm. J’y ai rencontré Dimitar Liolev, devenu mon ami, un saxophoniste exceptionnel. C’est encore lui qui m’a fait découvrir le folklore. Avec son saxo il s’arrangeait à tous les coups pour incorporer des ornements, des fragments d’airs folkloriques. Il m’a aussi appris comment jouer du folklore sur un saxophone : dur, dur, c’est un langage à part et je me suis dit que je devais à mon tour m’ouvrir à la musique traditionnelle. C’est mon engagement qui explique cet intérêt pour ce genre de musique dans l’album. C’est mon apport personnel, si l’on veut. »

« Pour réaliser ce projet j’ai fait appel à mes amis, à mes compagnons de route depuis toujours. En fait, cette musique je l’ai écrite pour eux. Le nom du groupe Jazzanitza est l’invention d’une amie néo-zélandaise. Je lui avais fait connaître un peu la culture bulgare et les mots qui l’ont le plus fortement impressionnés se terminent par le suffixe « tza » ; elle avait adoré et c’est ainsi que le nom du groupe est né : au mot «  jazz » elle a ajouté le suffixe qu’elle préférait : « tza ». Avec un brin d’imagination ça a donné Jazzanitza. »

Le titre de chaque pièce de l’album „Jazzanitza“ illustre une anecdote ou un nom d’un personnage haut en couleurs.

« Une des pièces de l’album est intitulée - Our Table (Says Cheers To Your Table), continue Boriss ignifie littéralement « on trinque à la santé des gens autour de la table) etc’est une expression populaire bulgare. C’était du temps où dans les fêtes, on dressait des longues tables et les gens trinquaient à la santé de tous. Ils levaient leur verre et prononçaient cette formule. Le rythme de la pièce est le rythme d’une ratchénitza, une danse relevée et en l’occurrence, une danse gaie, quelque peu arrosée. La pièce « Gagarine » ne fait pas référence au cosmonaute russe, mais à un saxophoniste qui joue de la musique traditionnelle. Je ne connais pas son vrai nom, mais il est un sacré virtuose qui démarre toujours dans les registres les plus bas et soudain monte au plus haut, on dirait qu’il se propulse dans les nuages, qu’il s’envole. D’où son nom de scène « Gagarine ».  „Différences culturelles“ est une pièce dédiée à Théodossi Spassov, le joueur de kaval hors pair. Il m’a énormémеnt inspiré toutes ces années par ses quêtes, par son esthétique. Il m’a dit quelque chose d’incroyable, dont je m’en souviendrai toujours: „Le folklore bulgare possède une qualité dont il faut tenir compte – il ne se laisse pas dompter. Quoi qu’on fasse avec lui, il y a toujours une partie qui reste authentique. Beaucoup de musiciens en sont attirés, mais ils le sont par les chants, par l’interprétation vocаle, les arrangements. La musique rendue par les instruments est complètement différente, difficile à s’approprier. Je crois que c’est l’âme balkanique qui toujours ressentira le mieux la musique jaillie de ces terres.“

Version française : Roumiana Markova



Последвайте ни и в Google News Showcase, за да научите най-важното от деня!

Tous les articles

Concert du trio "ORENDA" en Bourgogne...

Ce mardi 7 octobre, la salle "Le Cèdre" à Chênove en Bourgogne invite le trio ORENDA dans lequel on retrouve la bourguignonne Sandrine Conry, pour un voyage musical et enchanté dans les Balkans et plus particulièrement en Bulgarie. Il s'agit d'un voyage..

Publié le 06/10/25 à 13:00

Classiques de légende : "Ma chanson, mon amour" de Yossif Tsankov

Considéré comme le créateur de la musique pop moderne en Bulgarie, fondateur et même "patriarche" de la chanson bulgare, romantique et charmant, Yossif Tsankov, était de son vivant le doyen des différents genres de musique divertissante. Et il..

Publié le 05/10/25 à 13:30

Nouvelle saison de l'Orchestre symphonique de la RNB...

Le grand Orchestre symphonique de la Radio nationale bulgare à choisi le 1er octobre, Journée internationale de la Musique, pour faire sa rentrée. La date de la Journée internationale de la musique a été fixée par l'UNESCO en 1975 pour célébrer les..

Publié le 01/10/25 à 09:00