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Vesko Eschkenazy, Ludmil Anguélov et leur „tango libre“

Photo: archives
« Qu’est-ce que l’album „Tango“ ? Il brise le cadre établi, les règles en musique mais aussi en nous-mêmes. Il est la ligne rouge que nous suivons, le contraste entre le « déjà entendu » et l’inédit que nous allons découvrir. » C’est ainsi que le violoniste bien connu Vesko Eschkenazy présente l’album du duo Eschkenazy-Anguelov. 

Les 16 pièces sont choisies et se succèdent de manière à bien retenir l’attention du public du début jusqu’à la fin du disque. Les deux virtuoses ont inclus des œuvres de Carlos Gardel, Ariel Ramirez et Julio César Sanders. Ils ont laissé la place d’honneur à Astor Piazzolla avec 13 de ses pièces, sans doute parce qu’il a ouvert une „nouvelle ère“ au tango. Certains titres sont inédits et présentent Piazzolla sous un jour différent. Mais mêmes ses tangos les plus connus, nous les interprétons dans l’esprit du "liber tango", le tango libre » – dit Vesko Eschkenazy.

« L’album a une longue histoire, poursuit Eschkenazy. – Je tiens à dire que c’est à Ludmil que nous devons le choix d’une grande partie des musiques. Cette musique est littéralement un océan infini, il y a tellement de tangos qu’il nous est réellement impossible de nous rendre compte. J’ai apporté moi aussi ma part à l’édifice. C’est comme un iceberg on n’en voit qu’une petite partie en surface. Eh bien, cette comparaison vaut aussi pour l’album „Tango“. Ce programme existe depuis un an; les billets pour le premier concert sont partis en un rien de temps et nous avons dû donner un nouveau spectacle. D’où l’idée de faire une tournée dans toute la Bulgarie pour faire entendre cette musique merveilleuse au plus grand public possible. »

L’album sera dans les bacs des disquaires dans une semaine – le 13 février exactement. En réalité il a été présenté en 2016 grâce aux concerts du duo Eschkenazy- Anguelov qui se jouaient à guichet fermé.

Inutile de revenir sur la carrière à l’international des deux musiciens et sure leur agenda. Ludmil Anguélov est un pianiste concertiste, il mène des master classes en Bulgarie et dans plusieurs pays étrangers. Il est également le fondateur et le directeur artistique de deux festivals – le Festival International de Musique de Tolède et le festival Piano Extravaganza de Sofia. Depuis de longues années Vesko Eschkenazy est maître de concert de l’Orchestre royal Conzertgebouw d’Amsterdam et il mène de front une carrière de soliste. En 2016, les deux grands artistes ont fêté les 20 ans depuis leur premier concert en duo. Vesko Eschkenazy revient sur leurs débuts.

« On se connaissait bien sûr, mais nous n’avions pas eu l’occasion de travailler ensemble jusqu’alors. Mon père, qui avait été de longues années premier clarinettiste du Symphonique de Sofia, s’était mis en tête de nous réunir. Et dès la première répétition le contact est passé entre nous et c’est comme ça que tout a commencé. Bien que nous soyons tous les deux très pris, chaque fois que nous avons l’occasion de nous retrouver sur scène c’est le bonheur. Nous sommes aussi amis dans la vie. Quand je fais mon agenda avec les répétitions et les concerts avec lui, pour moi ces rencontres sont une véritable « île des merveilles », si je peux employer cette comparaison et je les attends avec impatience. Ils sont pour moi quelque chose de très spécial. »

Version française Roumiana Markova



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